dimanche 28 février 2016

Mes années barbares de Anne Lorient & Minou Azoulai




Résumé :
<<Les quarante premières années de ma vie ont été des années barbares. Effroyables. Suffocantes. 

Pendant des années, je n'ai pas osé aller chez le médecin pour ne pas montrer mon corps, mutilé de toutes parts. Pendant des années, je n'ai pas osé aller chez le dentiste, parce qu'ouvrir la bouche et sentir des mains près de mon cou provoquait des crises de panique. Comme lorsque mon frère voulait m'immobiliser. Comme lorsque les violeurs de rue me faisaient taire.

Je veux réussir les quarante années à venir. Pour mes enfants, et pour moi.>>

Un témoignage poignant, qui montre à quel point la vie et l'espoir peuvent rester chevillés au corps, même au pire de l'horreur. Un hommage à la résilience, nourri de révélations inédites sur les violences faites aux femmes SDF et la "mafia" des rues.


Qu'il était dur à lire ce témoignage ! Dès la première page, Anne nous embarque dans l'enfer de sa vie... Et quelle vie ! Abusée par son frère de 12 ans son aîné dès l'âge de 6 ans, elle quitte le domicile familial à sa majorité. Comment continuer à vivre auprès de ceux qui sont sensés la protéger et qui au lieu de ça ferment les yeux et les oreilles pour ne rien voir, ne rien entendre... Ce père qui entre dans la chambre de sa fille et qui voit son propre fils violer la chair de sa chair et qui referme la porte comme si de rien n'était... On croit rêver !! On se demande comment, pourquoi ??

Anne choisit de se réfugier à Paris. Elle est persuadée de trouver du renouveau à la capitale, du beau, des gens qui sauront l'accueillir à bras ouverts et lui offrir un avenir meilleur. Malheureusement, la tante chez qui elle pense se réfugier le temps de trouver un emploi et un logement ne voudra pas d'elle plus de quelques jours. Alors que reste-t-il sinon la rue ? 
La rue et son enfer... Les viols, les "mafieux" qui s'approprient des morceaux de trottoir qu'ils faut leur payer avec de l'argent si non avec son corps... Comment Anne a-t-elle réussie à ne pas sombrer ? A avancer encore et encore ? ...

Heureusement sur son chemin, elle a trouvé des gens bien. Trop peu malheureusement... Comme cet homme qui lui offre de venir prendre une douche chez lui, qui lui offre quelques provisions, sans rien attendre en retour.

On pourrait croire que les médecins, les assistantes sociales, tout ces professionnels de la santé et du social l'aideraient, en fait il n'en est rien... Combien lui tourneront le dos ? Lui claqueront la porte au nez ? Lui diront ne rien pouvoir faire pour elle et la remettront gentiment dans la rue ?
Heureusement il y a eu ces professionnels pleins d'humanité qui ont fait ce qu'il fallait pour la sauver, pour la sortir de la rue et lui offrir un semblant de vie meilleure à elle et ses deux enfants.

C'est un témoignage vraiment poignant, très difficile à lire. On ne s'imagine pas de tout ce qu'il se passe dans la rue pour les SDF, même dans les centres sociaux qui leur sont ouverts... Il faut vraiment être une femme forte comme Anne pour survivre et avancer, ne rien lâcher et croire en des jours meilleurs.

On ne sort pas indemne de cette lecture qui traite de sujets forts tels l'inceste, le viol, la vie d'une femme SDF. 

Mon avis :  
  

mercredi 24 février 2016

Bienvenue à l'hôpital ! de Silvia Kahn & Laurent Storck




Résumé :
Voisins trop près, bassins trop loin, réveils trop tôt, repas trop cuits, radios trop floues, odeurs trop fortes : BIENVENUE A L'HÔPITAL !
Un livre indispensable à toute personne susceptible d'être hospitalisée : nous, vous, votre boss, votre médecin, le pape, TOUT LE MONDE.

Grâce à ce livre :
- vous saurez ce qu'il ne faut jamais dire si vous vous réveillez en plein milieu de votre opération;
- vous ferez la connaissance de Ginette "double lame" qui rase plus vite que son ombre;
- vous saurez choisir le bon cadeau quand vous rendrez visite à un malade.

En bonus : toutes les dates à éviter pour une hospitalisation réussie.


Ce livre n'est pas un roman. Sur chaque page, on retrouve une petite note d'humour, un petit test, des choses rigolotes ou non qu'on vivra à l'hôpital parce qu'il vaut mieux en rire qu'en pleurer.
Malheureusement personnellement je n'ai pas accroché et je n'ai pas rire. Au mieux je me suis dit "Ah oui, tiens c'est vrai ça" mais sans plus...
Du coup j'ai vraiment du mal à vous en parler aujourd'hui...


Mon avis :  
  

jeudi 18 février 2016

Et je renaîtrai de mes cendres de Laurence Finet




Résumé :
Il est des livres qui s'insinuent en nous. Des histoires qui commencent avec la légèreté du vol  d'une abeille qui entre en bourdonnant par la fenêtre. L'histoire de Laurence Finet -son histoire- en fait partie. Un mari aimant, quatre beaux enfants, un travail sans doute trop prenant mais peu importe, demain c'est les vacances...

Et puis l'abeille pique. Et la douleur provoquée par la piqûre rappelle une autre blessure, plus ancienne.
Nous voici alors inexorablement emportés. Derrière la légèreté du ton, des mots jetés, une accumulation de maux que l'on aurait crue inexprimable. Avec une grande pudeur et une bonne dose d'humour, Laurence Finet raconte les épreuves traversées, sans rien nous épargner. Et c'est grâce à une infinie délicatesse qu'elle parvient à nous faire ressentir toute la violence et l'horreur de ce qu'elle a dû endurer : <<J'ai parlé. J'ai vomi des bribes de mon passé avec une telle violence que je me demande comment j'arrive encore à respirer.>>

Un témoignage soutenu par la force implacable du réel mais qui se lit comme un roman.
Une fois refermé, plus d'autre choix que de respirer l'air et la vie à pleins poumons.



Laurence Finet est l'heureuse maman de 4 enfants de 4 ans à 12 ans. Elle est heureuse avec son mari et ils ont un train de vie plutôt confortable. D'ailleurs ils s'apprêtent à partir en Italie pour des vacances bien méritées.
Laurence sait qu'à son retour l'attendra une opération du genou mais elle ne s'en fait pas et profite.

C'est après l'opération que tout se gâte : son manque d'appétit, cette déprime qui s'installe, cette petite boule qu'elle sent sous son aisselle, les vomissements, ... Et si tout d'un coup le passé refaisait surface et venait hanter Laurence ? 

Mais difficile pour cette femme de 45 ans de s'ouvrir aux autres, que ce soit son mari, son médecin traitant ou encore son psy. Quand on a appris à se taire et à se conformer à ce que les autres attendent de vous, il est difficile de changer ses habitudes et de faire autrement que de taire ses démons encore une fois, de les enfouir au plus profond de soi et de tenter de les ignorer.

Et si les maux anciens étaient la cause des nouveaux maux ? Si tout était lié ? 

On commence ce récit avec légèreté et très vite on est plongé dans l'horreur du passé de Laurence, dans tout ce qu'elle enfoui au plus profond d'elle depuis sa plus tendre enfance. Difficile parfois de continuer la lecture, il m'a fallu poser ce livre et le reprendre quelques jours plus tard. C'est difficile de vivre tout ça à travers ses mots, c'est difficile de vois l'indifférence de ses géniteurs, de les voir faire ceux qui ne comprennent pas, eux qui ont inculqué à leurs enfants de ne rien dire de ce qu'il se passe dans le cercle familial, quitte à perdre leurs enfants un à un, quitte à les regarder se détruire à petit feu... Comment peut-on ? Pourquoi ?
On comprend mieux pourquoi soudainement le corps de Laurence dit stop, pourquoi il la fait souffrir, pourquoi il l'entraine dans ce tourbillon de souffrances encore et encore... Et on aimerait tellement que ça s'arrête, on aimerait tellement que Laurence puisse enfin vivre en paix. En paix avec sa petite fille intérieure, en paix avec la femme qu'elle est, en paix avec son corps, qu'elle puisse enfin savourer sa vie dans sa globalité. Tellement de souffrances pour une seule femme, comment est-ce possible ? 

Le dernier chapitre "Avertissement au lecteur" m'a fait froid dans le dos, m'a donné envie de crier que c'était injuste et du coup j'ai une énorme pensée pour la famille Finet pour qui j'ai tant de peine...

C'est vraiment un livre à lire. Certes il est dur mais la vie n'est pas qu'un long fleuve tranquille et lire ce genre de témoignage donne envie de profiter de la vie encore plus vivement !!


Mon avis :  
  



samedi 13 février 2016

Inoubliable, tome 2 de Jessica Brody




Résumé :
ON A EFFACE SA MEMOIRE, MAIS L'AMOUR NE S'OUBLIE PAS.
Séra a échappé aux scientifiques qui l'ont créée et pense être à l'abri avec celui qu'elle aime. Mais ses capacités extraordinaires lui interdisent de se cacher : son seul espoir est profondément enfoui dans sa mémoire, un secret pour lequel certains tueraient... Un secret qui ne le restera pas longtemps.
 
 
On avait quitté Séra et Zen alors qu'ils transessaient en 1609. On les suit donc dans cette nouvelle époque. Et si Zen a réussi à se fondre dans le décor, c'est beaucoup plus difficile pour Séra qui ne se sent pas à sa place, surtout que humains et animaux ne semblent guère l'apprécier et se méfient d'elle.
Pour préserver sa vie et celle de Zen, Séra ne doit pas se faire remarquer, au risque de voir ses assaillants la localiser et revenir la chercher. C'est malheureusement ce qui se passera, sans compter cette course contre la montre pour sauver Zen qui se retrouve gravement malade sans que personne ne puisse le soigner.
Après avoir quitté l'année 2013, on suit Séra et Zen en 1609 avant de les accompagner en 2032. Un véritable voyage dans le temps avec toujours comme thèmes le premier amour, la quête identitaire et les manipulations génétiques.
Si le premier tome m'avait beaucoup plu et que j'attendais la suite avec impatience, je suis un peu plus mitigé avec ce second tome ou seule les 150-200 dernières pages m'ont vraiment donné envie de savoir la suite, où il se passe quelque chose de vraiment intéressant qui te donne envie de lire les pages suivantes. 
J'ai eu du mal à me replonger dans l'histoire, je n'ai pas accroché. J'aime avoir l'impression de voyager avec l'héroïne, de pouvoir me mettre à sa place et que plus rien autour de moi n'existe. Eh bien, gros flop puisqu'à aucun moment je n'ai eu cette impression et j'avais même plutôt hâte d'arriver au point final de ce second tome pour commencer une autre lecture...
 
PS : Y'a que moi que ça choque toutes ces fautes de frappes dans le livre ? Désolée mais payer un livre 18euros pour voir autant d'erreur de frappes et même carrément une phrase qui n'avait pas tellement de sens, ça pique un peu...
 
 
Mon avis :