mardi 31 mai 2016

Une petite chose sans importance - Chroniques lunaires d'un garçon bizarre - de Catherine Fradier




  Résumé :
Atteint du syndrome d'Asperger, Sacha porte à quatorze ans un regard décalé et innocent sur le monde. Retiré de l'école, il vit avec sa mère, médecin humanitaire. Lors d'une mission en République Démocratique du Congo, il sympathise avec Destinée, une enfant soldat. Les deux ados se retrouvent embarqués dans une aventure dangereuse, pleine de suspense et d'émotions, pour échapper aux griffes de trafiquants sans scrupule...


L'autisme on en entend beaucoup parler, et pourtant je trouve que ça reste un trouble dont on ne sait pas grand-chose. Dans mon entourage, personne n'est touché de près ou de loin par les troubles autistiques, du coup ça reste assez vague pour moi.

Dans cet ouvrage, on suit les péripéties d'un jeune garçon de 14 ans, atteint du syndrome d'Asperger. Le syndrome d'Asperger est une forme d'autisme sans déficience intellectuelle ni retard de langage. C’est un désordre du développement d’origine neurobiologique qui concerne plus fréquemment les garçons que les filles et qui affecte essentiellement la manière dons les personnes communiquent et interagissent avec les autres. Ces personnes décodent avec difficulté les situations de la vie quotidienne. Leur corps, leur cerveau et leurs cinq sens reçoivent les informations correctement, mais un défaut d’analyse empêche un traitement de ces données. Il en résulte, pour la personne atteinte, une appréciation confuse de la vie et de l’environnement. Elle a donc besoin d’être guidée dans la complexité de la vie sociale. 

Sacha est très intelligent bien que différent des autres. Il ne peut rien mettre de marron dans sa bouche donc il ne mange pas de chocolat par exemple. Il n'aime pas les cris, les bruits trop forts. Il aime que les aliments soient tous séparés dans son assiette. Et que ses journées se passent sans imprévus.

Alors qu'il est en République Démocratique du Congo avec sa mère, il rencontre Destinée, une enfant soldat. Et si d'habitude il reste loin des personnes que sa mère soigne, cette fois-ci il sympathise avec Destinée, se prend d'amitié pour elle et va dépasser ses peurs et ses limites pour aider la jeune femme à aller chercher son bébé que les rebelles retiennent. Evidemment cette aventure va être semée d'embûches et rien ne va se dérouler comme prévu, au grand dam de Sacha.

C'est un roman jeunesse que j'ai lu en à peine 2 heures tellement ce livre est prenant. J'en ai appris un peu plus sur l'autisme tout en passant un bon moment avec l'intrigue qui happe tout en éveillant la conscience.
Des thèmes forts sont abordés : les enfants soldats, le travail des enfants et l'autisme.
 
Une fiction pour les ados qu'on prend vraiment plaisir à découvrir et dont on ne souhaite pas fermer la dernière page pour ne pas quitter Sacha.


Mon avis :  
  

samedi 28 mai 2016

Là où tout a commencé de Anne-Solen Kerbrat



  Résumé :
Il est des règles immuables que la Nature a dictées. Parmi celles-ci, la loi selon laquelle la vie ne peut naître que de l'union d'un homme et d'une femme.

Tania, appréciée de tous, est retrouvée sans vie à son domicile. Qui a pu en vouloir à cette personne sans histoires ? Et pourquoi Perrot et Lefèvre s'orientent-ils vers Bruno et Stéphane, ce couple en mal d'enfant ? Ou encore vers Annabelle et Damien, qui attendent un heureux événement ?

Et si c'était là que tout avait commencé...



Annabelle et Damien essayent d'avoir un enfant depuis plusieurs mois, sans succès. Si Damien a déjà une fillette d'une première union, Annabelle n'a aucun enfant et aimerait beaucoup porter celui de l'homme qu'elle aime. Elle ne comprend pas pourquoi elle n'arrive pas à être enceinte et va faire des examens.
Heureusement, quelques mois plus tard, la voilà enceinte pour le plus grand bonheur de son mari et le sien.
Cependant, ce tableau idyllique n'est pas si rose qu'il n'y paraît et une personne sait par quoi Annabelle a dû passer pour porter cet enfant. Gardera-t-elle le secret ou le révélera-t-elle à Damien, se trahissant du coup elle-même du lourd secret qu'elle porte aussi ?

Bruno et Stéphane sont un couple d'homosexuel heureux. Et pourtant il manque un petit être pour que ce bonheur soit parfait... Mais comment y remédier ? Adopter ? Et si ils faisaient appel à une mère porteuse ? L'idée d'abord saugrenue leur paraît soudain être la meilleure solution !

Et lorsque Tania Borel est retrouvée morte à son domicile, les 2 policiers Perrot et Lefèvre ne peuvent s'empêcher de penser que l'un de ses deux couples est coupable. Mais lequel et pourquoi ? Qu'est-ce qui les liait à la victime ? Pourquoi avoir commis ce meurtre ?

C'est une enquête policière bien ficelée qu'on lit avec grand plaisir. Il ne m'aura pas fallu 3 jours pour terminer ce livre tant l'auteure nous donne envie de lire le livre jusqu'au bout pour enfin découvrir l'intrigue. Et quelle intrigue ! L'auteure nous tient en haleine tout au long de ses pages pour nous révéler le meurtrier que dans les dernières pages. J'aime beaucoup quand le suspens est tenu jusqu'au bout et qu'on n'en devine pas la fin dès le commencement.

Cette intrigue policière est traitée avec justesse ainsi que le sujet qu'elle traite qui est l'évolution actuelle du couple et de la famille, tout en y incluant la stérilité et l'homosexualité. Des sujets traités avec justesse et qui donne vraiment envie de découvrir d'autres enquêtes policières des ouvrages des éditions Palémon.

Mon avis :  
  


mercredi 25 mai 2016

La route étroite vers le nord lointain de Richard Flanagan




 Résumé :
En 1941, Dorrigo Evans, jeune officier médecin, vient à peine de tomber amoureux lorsque la guerre s’embrase et le précipite, avec son bataillon, en Orient puis dans l’enfer d’un camp de travail japonais, où les captifs sont affectés à la construction d’une ligne de chemin de fer en pleine jungle, entre le Siam et la Birmanie.
Maltraités par les gardes, affamés, exténués, malades, les prisonniers se raccrochent à ce qu’ils peuvent pour survivre – la camaraderie, l’humour, les souvenirs du pays.
Au coeur de ces ténèbres, c’est l’espoir de retrouver Amy, l’épouse de son oncle avec laquelle il vivait sa bouleversante passion avant de partir au front, qui permet à Dorrigo de subsister.
Cinquante ans plus tard, sollicité pour écrire la préface d’un ouvrage commémoratif, le vieil homme devenu après guerre un héros national convoque les spectres du passé.
Ceux de tous ces innocents morts pour rien, dont il entend honorer le courage.
Ceux des bourreaux, pénétrés de leur “devoir”, guidés par leur empereur et par la spiritualité des haïkus.
Celui d’Amy enfin, amour absolu et indépassable, qui le hante toujours.
Les voix des victimes et des survivants se mêlent au chant funèbre de Dorrigo, se répondent et font écho. À travers elles, la “Voie ferrée de la Mort”, tragédie méconnue de la Seconde Guerre mondiale, renaît sous nos yeux, par-delà le bien et le mal, dans sa grandeur dérisoire et sa violence implacable.
Porté par une écriture d’une rare intensité poétique, La Route étroite vers le Nord lointain est un roman puissant sur l’absurdité de la condition humaine, une méditation ombreuse sur l’amour et la mort, un cri contre la précarité de la mémoire et l’inacceptable victoire de l’oubli.



Dorrigo Evans, jeune officier médecin, commence tout juste une histoire d'amour secrète avec la femme de son oncle alors qu'il est en couple avec Ella, quand il est amené à partir au front, laissant derrière lui les 2 jeunes femmes.
On pourrait croire que ces histoires d'amour vont être le centre de cet ouvrage mais en fait pas du tout. C'est juste un peu de "douceur" dans cette seconde guerre mondiale qui ne laisse aucun répit aux soldats et aux prisonniers.

La construction d'une ligne de chemin de fer entre le Siam et la Birmanie tue les prisonniers de guerre à petit feu. Tiraillés par la faim, la maladie, des conditions de vie difficile, ils se battent pour sauver leur peau. Mais ils ne sont pas épargnés... Chaque jour on leur demande de fournir un effort encore plus considérable que la veille alors qu'ils sont encore plus fatigués, encore plus affamés, encore plus faibles.
Au front, Dorrigo Evans va avoir pour devoir de garder en vie ces prisonniers de guerre mais va vite être confrontés aux maladies et aux morts, à tenter de sauver les plus forts et faire en sorte que les plus faibles se reposent un peu pour reprendre des forces et peut-être survivre encore quelques jours.

Ce livre est un bel hommage aux crimes de guerre et nous oblige à nous poser de nombreuses questions : comment vivre une vie normale après avoir vu tant d'horreur, après avoir tant souffert ? Qu'est-ce qui amène à tant de violence ? Comment des hommes peuvent penser que d'autres vies valent moins que la leur ? 

Richard Flanagan, de part sa plume, nous fait plonger au coeur de cette guerre et de ses horreurs. Son écriture est riche et ses descriptions de toute cette horreur, de ces hommes rendent le récit vivant, nous plonge dans cette histoire.
Je ne me souviens pas avoir étudié cette partie de l'histoire au collège et pourtant, moi qui était fasciné par la seconde guerre mondiale, j'aurai aimé qu'on nous en parle plus. Ce livre est celui qui recevra mon vote pour le Prix Relay 2016, il le mérite et de loin ! :-)


Mon avis :  
  

dimanche 15 mai 2016

Envoyée spéciale de Jean Echenoz




 Résumé :
Constance étant oisive, on va lui trouver de quoi s’occuper. Des bords de Seine aux rives de la mer Jaune, en passant par les fins fonds de la Creuse, rien ne devrait l’empêcher d’accomplir sa mission. Seul problème : le personnel chargé de son encadrement n’est pas toujours très bien organisé.  



Même si je suis très heureuse d'avoir reçu les 4 livres sélectionnées pour le Prix Relay 2016, je suis aussi un peu sceptique quand à certaines réceptions dont celle-ci fait partie...

Constance est la femme de Lou Tausk. Si elle est une jeune femme plutôt naïve et dont on ne sait pas trop ce qu'elle fait de ses journées, lui a sorti un tube il y a quelques années de ça, le mettant à l'abri du besoin et il ne vit que pour en faire un autre mais malheureusement les idées ne sont pas au rendez-vous.

Et puis un jour, Constance est enlevée par 3 hommes. Lou Tausk s'en inquiète-t-il ? Et son avocat à qui il demande conseil ? Hé bien non ! Tant et si bien d'ailleurs que pendant que sa femme est captive, Lou Tausk refait sa vie avec la secrétaire de son avocat... :-/ 
Ceci dit, pendant ce temps là, les ravisseurs de Constance sont aux petits soins pour elle, la bichonnant et lui laissant totale liberté dans le lieu où ils se trouvent.

Mais cet enlèvement n'est pas fortuit, l'auteur plaçant les personnages dans des situations abracadabrantes dont on se demande comment comment tous font pour avoir un lien.

J'ai lu beaucoup de bien de ce livre, malheureusement mon avis n'est pas aussi bon... Je n'ai pas aimé les interventions de l'auteur qui n'apportent rien au récit, bien au contraire et l'histoire m'a semblé bien trop abracadabrante pour que je rentre dedans et m'y intéresse vraiment. J'avais hâte de terminer ma lecture pour entamer un autre livre et je referme celui-ci avec une pointe de déception...


Mon avis :  
  

jeudi 12 mai 2016

Quoi qu'il arrive de Laura Barnett




Résumé :
En 1958, Eva a dix-neuf ans, elle est étudiante à l’université de Cambridge et amoureuse de David, un acteur follement ambitieux. En chemin pour un cours, son vélo roule sur un clou. Un homme, Jim, assiste à la scène. Que va-t-il se passer ? Ce moment sera déterminant pour leur avenir commun.
Un point de départ, trois versions possibles de leur histoire : le roman suit les différents chemins que les vies de Jim et d’Eva pourraient prendre après cette première rencontre. Des vies faites de passion, de trahisons, d’ambition et sous-tendues par un lien si puissant qu’il se renforce au fil du temps. Car, quoi qu’il arrive, Eva et Jim vivront une magnifique histoire d’amour.



Le début de ce roman est somme toute banal : une jeune femme roule à vélo quand soudainement elle crève sa roue. Un jeune homme propose de lui porter secours.

La suite quand à elle nous est donnée dans 3 versions différentes. Trois versions dans lesquelles nous verront les personnages principaux, Jim et Eva, évoluer différemment selon qu'ils aient décidé de ne pas se revoir, qu'ils se revoient ou qu'ils tardent à donner suite à leur histoire.

On suit l'histoire des protagonistes dans 3 versions différentes jusqu'en 2014, avec dans chaque version des choix différents, des décisions qui auront des conséquences dans la vie de couple des personnages, des événements qui se rejoindront et d'autres qui seront complètement différents.

Le concept de 3 versions était intéressant mais l'auteure nous perd rapidement tant il est difficile de s'y retrouver dans les différentes versions. Si vous décidez de lire ce roman, je vous conseille de prendre une feuille, un crayon et de vous faire un petit résumé de chaque version au fur et à mesure que vous avancez dans votre lecture. C'est vraiment LE gros bémol de cet ouvrage...
L'idée de départ est donc intéressante mais jongler entre les 3 histoires et s'y retrouver est un exercice périlleux qui passe ou qui casse... Dans mon cas c'est passé mais de justesse et avec beaucoup de concentration...

L'histoire en elle-même ne m'a pas séduite plus que ça... 
Le sujet pourtant est intéressant : ne jamais regretter son passé car rien ne suggère qu'une autre version de notre vie aurait été meilleure. Que chaque vie mérite d'être vécue et qu'elle aura son lot de joie et de peine, de rires et de larmes, qu'il ne faut rien regretter.
Mais le manque de continuité de chacune des versions nuit au contenu...


Mon avis :  
  

mercredi 4 mai 2016

Chat-Bouboule : la nuit tous les chats sont gros de Nathalie Jomard




Résumé :
Chat-Bouboule, le félin über-charismatique de la République-Bananière-et-Autoproclamée-du-Grumeauland est de retour !

Résolument adipeux, brillamment machiavélique, furieusement gourmand, éminemment pileux et irrémédiablement gaffeur, notre prédateur de salon préféré, équipé de son fidèle et indéfectible croupion-star, nous entraîne dans de nouvelles aventures totalement inédites et garanties 100% poils sur le canapé !  



Il y a un an, presque jour pour jour, je vous présentais le premier tome. Quel plaisir de retrouver Chat-Bouboule dans ce second tome ! Toujours des illustrations hilarantes, des situations cocasses mais qui sentent le vécu, un chat au poil qui nous fait bien marrer et une famille autour qui ne l'épargne pas, il faut le dire. Même si Chat-Bouboule n'est pas en reste et qu'il sait leur en faire voir de toutes les couleurs. Comme quand il réveille son affectueuse maîtresse en pleine nuit à coups de miaulements interminables... 
Aaaaaaah Chat-Bouboule me fait penser à mon chat ! :D Et à l'envie que j'ai de l'étriper dans ces moments là :D

Même si ma préférence va au premier tome, que je n'ai pas pu m'empêcher de rouvrir pour l'occasion, on referme bien trop vite ce livre et on en voudrait encore ! Heureusement, pour ça, il y a le blog de Nathalie Jomard ;-)
 
Une vraie petite pépite dans laquelle les maîtres de chats se reconnaîtront et reconnaîtront certaines situations bien cocasses que nous font vivre nos matous ;-)


Mon avis :

mardi 3 mai 2016

Tout ce qu'on ne s'est jamais dit de Celeste Ng




 Résumé :
Lydia Lee, seize ans, est morte. Mais sa famille l'ignore encore...
Sa mère, Marilyn, femme au foyer, rêve que sa fille fasse les études de médecine qu'elle n'a pas pu accomplir. 
Son père, James, professeur d'université d'origine chinoise, a tant souffert de sa différence qu'il a hâte de la voir parfaitement intégrée sur le campus.
Mais le corps de Lydia gît au fond d'un lac.
Accident, meurtre, suicide ? Lorsque l'adolescente est retrouvée, la famille Lee, en apparence si soudée, va devoir affronter ses secrets les mieux gardés.


James, d'origine chinoise, se sent différent des autres avec ses yeux bridés et son teint plus coloré que celui de ses camarades.
Marilyn, quand à elle, rêve de devenir une femme à l'opposé de sa mère : elle veut être active et surtout pas être une femme au foyer. Elle a toujours rêvé d'être médecin.

James et Marilyn sont mariés et ils mettent leur rêve dans leur fille, Lydia, laissant de côté leurs deux autres enfants : Nathan et Hannah. 
Marilyn espère que Lydia deviendra un brillant médecin  et elle la pousse à suivre cette voie, elle la fait travailler dur pour qu'elle excelle, ne se demandant à aucun moment si c'est ce que souhaite réellement sa fille.
James était un enfant effacé, tenant de se faire oublier de tous en même temps qu'il aurait voulu rentrer dans un moule et ressembler physiquement à ses camarades, leur paraître banal. Il pense que sa fille sera forte et populaire, qu'elle ne se laissera pas marcher sur les pieds, qu'elle fera honneur à la famille en affrontant le monde et en le mettant à ses pieds plutôt qu'en étant soumise aux autres comme lui a pu l'être enfant et adolescent.

Seulement, ils placent la barre haute et plus le temps passe, moins Lydia s'en sort scolairement parlant. Mais comment en parler à ses parents ? Peut-elle seulement les décevoir ? Que penseront-ils d'elle ?

James et Marilyn croient Lydia populaire, pleine d'amies, en réussite scolaire alors qu'en fait la jeune fille est aussi solitaire que l'était son père, que plus les années passent et moins elle comprend ses cours, ceux que sa mère a si soigneusement choisi pour elle... Et il y a Nath, ce grand frère qui bientôt partira à l'université et la laissera seule aux mains de ses parents, exigeants toujours plus d'elle. Elle tient parce qu'il est là, parce qu'il affronte tout ça avec elle, qu'il est compatissant et elle ne s'imagine pas le voir partir...

C'est un roman vraiment addictif qu'on ouvre et qu'on a du mal à poser tant qu'on ne l'a pas terminé. Parce qu'on veut connaître le coupable, parce que l'auteure sait nous entraîner dans le tourbillon de cette famille finalement banale au possible.Ici il n'y a pas de chichis, rien que des personnages qui pourraient être vous et moi ou les voisins. Une histoire qui doit se vivre au quotidien pour des milliers de jeunes...



Mon avis :