dimanche 22 octobre 2017

Après l'année du crabe, en attendant la récidive de Alice Baguet




"Quand j'avais dix-neuf ans (avant-hier, donc), Jean-Pierre le cancer est passé me faire un petit coucou. On a ri et j'ai guéri. Jean-Pierre est venu, n'a pas vaincu et a donc disparu.
Après avoir appris à vivre avec lui, il fallait apprendre à vivre sans. Seule avec moi-même. Eh bah c'est pas pour chouiner mais j'ai quand même un peu ramé.
Ca aura pris dix ans.
Mais heureusement pendant tout ce temps, on s'est bien marré."



Ce livre est la suite de L'année du crabe, globules + raviolis.
C'est le témoignage de Alice Baguet qui a déclaré un cancer à l'âge de 19 ans. Un lymphome de Hodgkin, une grosseur qui s'est développé dans son cou. S'en est suivi des rendez-vous à l'hôpital, des séances de chimiothérapies, des journées à vomir et à dormir.

Dans ce second tome, Alice Baguet nous raconte sa rémission, la façon dont elle l'a vécue et surtout l'attente du retour de Jean-Pierre le cancer parce que pour elle il ne pouvait y avoir que récidive.

Ce livre est un peu une bande dessinée. Alice Baguet traite le sujet avec  beaucoup d'humour et d'optimisme sur la rémission. On passe un bon moment à la lecture de ce livre même si initialement le sujet ne prête pas à rire.

Je n'avais pas lu le premier livre mais cela n'empêche pas la lecture de celui-ci.

mercredi 18 octobre 2017

Bonjour, c'est l'infirmière ! de Charline





Chaque matin, Charline réveille sa voiture et sa motivation pour se rendre chez ses patients. Elle a ses chouchous, comme ce couple de vieux qui se chamaille avec la tendresse d’un vieux couple, et il y a aussi des patients difficiles, comme cet homme alcoolique et violent face à qui elle s’est sentie si vulnérable. À chacun, elle prodigue ses soins et un peu plus. Un peu plus, c’est un cœur attentif, qui écoute sans compter son temps, même si ce n’est pas remboursé par la sécurité sociale. Voilà ce qui rend ce métier si exposé, si dur parfois, et surtout si précieux.
Franchissons avec elle les portes de ces maisons habitées par la maladie, la solitude, mais aussi la joie, l’espérance, l’humour (et toutes sortes d’animaux). Tendres, poignantes ou cocasses, ces histoires de patients racontent cette profession à laquelle nous confions ce que nous avons de plus intime, de plus fragile et de plus cher : nos malades.



A travers ce livre, nous suivons Charline dans sa tournée d'infirmière sur une semaine. 
Entre les petits vieux sympas qui lui offrent un frugale petit-déjeuner et ces autres qui ne lui accordent pas un regard ni  un mot, il y a tout un monde. Elle voit de tout Charline :  des personnes âgées, des blessés, des cancéreux, des ados, des enfants, et de tous les milieux.

J'ai beaucoup aimé le ton employé dans cet ouvrage qui nous plonge vraiment dans le quotidien de cette infirmière lambda. Je me suis un peu retrouvée en elle car j'ai été auxiliaire de vie sociale pendant 5 ans donc même si les soins ne sont pas les mêmes, on voit le même genre de personnes (surtout âgées et handicapées). Certaines scènes me parlaient donc beaucoup. Le souci financier en moins.

Avec ce livre, on sourit, on rit et on a de la peine aussi. Pour les personnes que Charline rencontrent mais surtout pour cette profession qu'on ne prend pas assez en considération. Triste pour tout ce travail abattu pour si peu de reconnaissance. Etre infirmière, que ce soit en libérale ou dans un établissement hospitalier, on se rend compte que ce n'est pas de tout repos et qu'il faut composer avec beaucoup de choses. 

J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce témoignage. Entre humour et résilience, il était vraiment intéressant à lire. Si vous voulez passer un bon moment tout en en apprenant plus sur cette profession, n'hésitez pas un seul instant, achetez-le, vous ne le regretterez pas !





mercredi 11 octobre 2017

Burkini de Maya el Hajj





« Je suis déchirée entre deux femmes. Lorsque je suis lasse d’une, je la tue et me raccroche à l’autre. Quelle femme suis-je ? […] La mystérieuse femme voilée ou l’artiste émancipée ? »

L’histoire d’une jeune peintre, vivant sous son voile, un conflit ignoré de tous, partagée entre son beau physique et le voile qui le cache.

« Je reconnais que je n’ai jamais réussi à faire du foulard qui me couvre les cheveux une partie de moi-même, […] Il n’y a que dans cette chambre obscure que je me retrouve. On dit que je vis en vase clos. C’est dans l’obscurité et l’immobilité que naît la femme
que j’étouffe chaque matin sous une nouvelle écharpe. »

L’auteur ouvre les portes de l’équivoque de la femme voilée avec son corps. Le roman n’en perd pas moins sa dimension sociale : il révèle une certaine conception de la femme au sein de la société orientale, souvent perçue comme un objet de honte et de désir. À la différence des autres romans arabes, l’héroïne ne se sent pas victime de la société patriarcale : c’est une femme libre qui choisit délibérément de se voiler tout en regrettant ce choix.

Avec Burkini, Maya el Hajj fait renaître l’atmosphère des années 60-70, au cours desquelles les idées de gauche émergent, faisant apparaître un conflit entre liberté et traditions, avec des romans comme J’existe de Leila Baalbaki, ou Rebelle de Ghada Samman. Bien que le lieu où se déroule l’action ne soit pas mentionné, on comprend qu’il s’agit d’une société cosmopolite, libre et ouverte, néanmoins rattachée au monde arabe où les courants salafistes progressent, comme c’est le cas à Beyrouth.

Paru en 2014, Burkini résonne avec l’actualité. Sa version française contribuera à éclairer la question du port du voile dans la société contemporaine, dès lors que le roman brise un tabou existant autour de la « femme voilée », ses fantasmes et son corps.



Le personnage principal de ce livre est une jeune artiste de 25 ans.
Alors même qu'elle se voile pour sortir hors de chez elle, dans son atelier ce sont des corps nus qu'elle peint. Un paradoxe qui pousse la jeune femme et son lecteur à la réflexion.

Alors qu'elle doit bientôt tenir la première exposition de ses tableaux, un événement extérieur va pousser la jeune femme à se poser la question du port du voile ou non dans sa vie de tous les jours. En effet, elle le porte plus par conviction personnelle que par foi. C'est d'ailleurs ce qui m'a un peu déplu dans ce livre car finalement, son histoire n'a rien à voir avec d'autres femmes voilées qui le font pour leur foi.
Là, cette jeune artiste a décidé de se voiler car elle ne veut que personne d'autre que son futur époux puisse voir ses formes, elle veut qu'il soit le seul à la voir dans sa globalité, sans tabou ni pudeur. Sauf que sa jalousie va tout remettre en question quand le regard de celui qu'elle aime va se poser sur l'une de ses ex.
Comment rivaliser avec cette beauté qui ne cache rien de ses rondeurs féminines alors que d'elle on ne voit que le visage ? Qu'est ce qui attire son amoureux ? Le fait qu'il ne sache pas ce qui se cache dérrière le voile ? Ou l'aime-t-il sincérement sans se poser plus de question ?

Ce roman est très centré sur le personnage principal, sur ses sentiments, sa passion , se remises en question. De ce fait il est très narcissique.

Finalement, nos questions sur le port du burkini restent sans réponse  et je trouve ça bien dommage... C'est ce qui m'avait attiré dans ce livre.
Je ressors assez déçue de cette lecture qui n'a pas su attirer mon attention. J'avais hâte de le terminer pour passer à autre chose... 



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dimanche 1 octobre 2017

Les Aventuriers de l'étrange : Le mystère du frelon de sable de Bertrand Puard





« Le frelon de sable va te rendre fou… ». C’est juste après avoir reçu cette curieuse menace que trois riches propriétaires d’Orléans ont sombré dans la folie. Et, à chaque fois, la trace d’une piqûre a été découverte dans le cou des victimes, comme celle laissée par le dard d’un… frelon ! Il n’en fallait pas moins pour éveiller la curiosité d’Iris et de Neil, bien décidés à percer le mystère de cette étrange affaire…  



Neil et Iris sont deux ados qui aiment résoudre des énigmes.
Alors lorsque 3 riches propriétaires deviennent fous suite à la piqûre d'un frelon, il ne leur en faut pas plus pour partir à la recherche de ce mystère, accompagné de leur ami et camarade Gustave, dont l'oncle fait parti des 3 personnes devenues folles.

On suit les ados dans leur enquête et on prend plaisir à les suivre dans cette aventure mystérieuse.
J'ai apprécié que cette énigme ai du sens, qu'elle soit réfléchie et que l'auteur nous mène à la réflexion en même temps que ses héros.
Les illustrations sont un + non négligeable qui permettent au jeune lecteur de s'imprégner encore plus de l'histoire, idéal pour les jeunes n'aimant pas lire ou ayant besoin d'images pour s'aider à imaginer le déroulement du récit.

Mon fils de 10 ans a hâte de retrouver Neil et Iris dans d'autres histoires aussi bien ficelées :)