mercredi 11 octobre 2017

Burkini de Maya el Hajj





« Je suis déchirée entre deux femmes. Lorsque je suis lasse d’une, je la tue et me raccroche à l’autre. Quelle femme suis-je ? […] La mystérieuse femme voilée ou l’artiste émancipée ? »

L’histoire d’une jeune peintre, vivant sous son voile, un conflit ignoré de tous, partagée entre son beau physique et le voile qui le cache.

« Je reconnais que je n’ai jamais réussi à faire du foulard qui me couvre les cheveux une partie de moi-même, […] Il n’y a que dans cette chambre obscure que je me retrouve. On dit que je vis en vase clos. C’est dans l’obscurité et l’immobilité que naît la femme
que j’étouffe chaque matin sous une nouvelle écharpe. »

L’auteur ouvre les portes de l’équivoque de la femme voilée avec son corps. Le roman n’en perd pas moins sa dimension sociale : il révèle une certaine conception de la femme au sein de la société orientale, souvent perçue comme un objet de honte et de désir. À la différence des autres romans arabes, l’héroïne ne se sent pas victime de la société patriarcale : c’est une femme libre qui choisit délibérément de se voiler tout en regrettant ce choix.

Avec Burkini, Maya el Hajj fait renaître l’atmosphère des années 60-70, au cours desquelles les idées de gauche émergent, faisant apparaître un conflit entre liberté et traditions, avec des romans comme J’existe de Leila Baalbaki, ou Rebelle de Ghada Samman. Bien que le lieu où se déroule l’action ne soit pas mentionné, on comprend qu’il s’agit d’une société cosmopolite, libre et ouverte, néanmoins rattachée au monde arabe où les courants salafistes progressent, comme c’est le cas à Beyrouth.

Paru en 2014, Burkini résonne avec l’actualité. Sa version française contribuera à éclairer la question du port du voile dans la société contemporaine, dès lors que le roman brise un tabou existant autour de la « femme voilée », ses fantasmes et son corps.



Le personnage principal de ce livre est une jeune artiste de 25 ans.
Alors même qu'elle se voile pour sortir hors de chez elle, dans son atelier ce sont des corps nus qu'elle peint. Un paradoxe qui pousse la jeune femme et son lecteur à la réflexion.

Alors qu'elle doit bientôt tenir la première exposition de ses tableaux, un événement extérieur va pousser la jeune femme à se poser la question du port du voile ou non dans sa vie de tous les jours. En effet, elle le porte plus par conviction personnelle que par foi. C'est d'ailleurs ce qui m'a un peu déplu dans ce livre car finalement, son histoire n'a rien à voir avec d'autres femmes voilées qui le font pour leur foi.
Là, cette jeune artiste a décidé de se voiler car elle ne veut que personne d'autre que son futur époux puisse voir ses formes, elle veut qu'il soit le seul à la voir dans sa globalité, sans tabou ni pudeur. Sauf que sa jalousie va tout remettre en question quand le regard de celui qu'elle aime va se poser sur l'une de ses ex.
Comment rivaliser avec cette beauté qui ne cache rien de ses rondeurs féminines alors que d'elle on ne voit que le visage ? Qu'est ce qui attire son amoureux ? Le fait qu'il ne sache pas ce qui se cache dérrière le voile ? Ou l'aime-t-il sincérement sans se poser plus de question ?

Ce roman est très centré sur le personnage principal, sur ses sentiments, sa passion , se remises en question. De ce fait il est très narcissique.

Finalement, nos questions sur le port du burkini restent sans réponse  et je trouve ça bien dommage... C'est ce qui m'avait attiré dans ce livre.
Je ressors assez déçue de cette lecture qui n'a pas su attirer mon attention. J'avais hâte de le terminer pour passer à autre chose... 



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